La petite société qui verse une rémunération suffisante à un dirigeant bénéficie d'un taux de 20 % sur la première tranche de 100 000 € de bénéfice imposable, 25 % au-delà.
La rémunération minimale du dirigeant est passée à 50 000 € (exercice 2026). À défaut, le taux plein de 25 % s'applique.
Le taux réduit applique 20 % sur la première tranche de 100 000 € de bénéfice (25 % au-delà), à deux conditions : être une petite société (critères de taille) et verser au dirigeant une rémunération minimale (50 000 €/an dès l'exercice 2026). À défaut, le taux plein de 25 % s'applique sur tout le bénéfice — d'où l'arbitrage entre la rémunération versée et l'impôt économisé.
Comme un indépendant, la société doit verser des acomptes d'impôt en cours d'exercice. À défaut, l'impôt final est majoré.
Joko peut vous rappeler les échéances de VA dans l'agenda — c'est précisément le genre d'obligation qu'on ne veut pas rater.
La société anticipe son impôt par des versements trimestriels (VA1 à VA4). Des VA insuffisants entraînent une majoration de l'impôt ; des versements précoces et bien répartis ouvrent des bonifications qui la neutralisent. Le taux de majoration est fixé chaque année selon les taux de référence.
Pour un même montant à sortir de la société, comparez le net en poche via une rémunération (déductible, mais soumise aux cotisations sociales et à l'IPP) ou via un dividende (après ISOC, puis précompte mobilier selon le régime).
Estimation simplifiée (cotisations sociales au 1ᵉʳ palier, ISOC forfaitaire, hors quotité exemptée et autres revenus). VVPRbis et réserve de liquidation supposent leurs conditions remplies. À valider.
Sortir le bénéfice en rémunération est déductible dans la société (pas d'ISOC) mais coûte des cotisations sociales et de l'IPP au taux marginal. Sortir en dividende suppose d'abord l'ISOC, puis un précompte mobilier : 30 % en ordinaire, 15 % en VVPRbis, ou 10 % + 5 % via la réserve de liquidation (distribuée après 5 ans). L'outil compare le net réellement perçu dans chaque voie.
Une société est dite « petite » au sens du Code des sociétés et des associations lorsqu'elle ne dépasse pas plus d'un des seuils de taille — nombre de travailleurs, chiffre d'affaires et total du bilan —, appréciés sur une base consolidée (article 1:24 du CSA). Ce statut conditionne notamment l'accès au taux réduit à l'impôt des sociétés. Le calculateur suppose ce critère rempli ; décochez la case si votre société dépasse les seuils, et vérifiez le cas échéant avec votre comptable.
Non : les indépendants soumis à l'impôt des personnes physiques y sont également tenus, selon une logique très proche de majoration en cas d'insuffisance et de bonifications en cas de paiement anticipé. Le mécanisme et les taux diffèrent toutefois entre l'IPP et l'ISOC. Dans les deux cas, l'objectif est d'inciter à payer l'impôt au fil de l'exercice plutôt qu'au moment de l'enrôlement.
Le taux normal de l'impôt des sociétés est en principe de 25 %. Les petites sociétés peuvent bénéficier d'un taux réduit de 20 % sur la première tranche de 100 000 € de base imposable, à condition notamment d'allouer à un dirigeant une rémunération minimale (article 215 du CIR 92). Ces conditions et seuils pouvant évoluer, il est prudent de vérifier le régime applicable à l'exercice d'imposition concerné.
La société verse des acomptes d'impôt répartis sur les quatre trimestres de l'exercice ; à défaut d'acomptes suffisants, l'impôt final est en principe majoré, tandis que des versements réguliers donnent des bonifications qui neutralisent cette majoration (article 218 du CIR 92). Les taux de majoration et de bonification sont fixés par référence à un taux qui varie d'une année à l'autre. Un échéancier adapté au bénéfice prévisible permet généralement d'éviter la majoration ; votre conseil peut vous aider à le calibrer.